Pour sa deuxième exposition à la galerie, Nick Mauss présente un nouvel ensemble d’œuvres au deuxième étage du 10 rue Charlot.

Au cours des deux dernières décennies, Nick Mauss a développé une pratique qui déjoue les catégorisations et refuse toute hiérarchie entre les médiums. Celle-ci met en relation la peinture, le geste, la mémoire et les enjeux de l’espace avec l’écriture, la performance et les modes de présentation.

Pour cette exposition, Nick Mauss transpose son procédé de peintures inversées sur verre miroité à l’échelle du regard du spectateur. Repliées sur des volumes clos, celles-ci apparaissent comme des dispositifs réfléchissant les éclats obliques d’espace et de performance sociale. Peints « derrière le miroir », ces objets dialoguent avec une série d’œuvres en velours de soie gravée et doublement teinte, réalisées selon un procédé de soustraction chimique grâce auquel les traces de figures et les marques peintes sont littéralement « détissées » dans le textile.

Parmi ces motifs peints au revers et « dévorés », Nick Mauss introduit des têtes, creuses, fixées au mur et réalisées en feuille d’aluminium. Ces moules fragiles, en négatif, sont formés à partir de reproductions agrandies de têtes modernistes à la dimension archaïque, créées dans les années 1920 par Eyre de Lanux, artiste, écrivaine et designer dont le travail a figuré dans plusieurs expositions précédentes de Nick Mauss. Son œuvre revient ici sous une forme nouvelle, à Paris, où Eyre de Lanux a vécu et travaillé notamment avec Eileen Gray et Evelyn Wyld.