La galerie a le plaisir de présenter à partir du jeudi 21 mai, ainsi que dans le cadre de Paris gallery week-end du 29 au 31 mai, une exposition personnelle de Susana Solano, intitulée derniers mots, avec un ensemble de sculptures, principalement récentes, dans lesquelles on retrouve son intérêt pour l’Afrique.

La sculpture de Susana Solano se résume non seulement à la méditation autour d’une forme dans l’espace, éternelle préoccupation du sculpteur, mais doit être aussi habitée d’un sentiment, d’une intention, sa sculpture – le plus souvent en acier inoxydable – est un voyage dans le temps. Susana Solano produit peu d’œuvres aujourd’hui, car elle considère qu’une œuvre ne peut se dupliquer, doit garder sa résonance et « travaille » avec le temps. D’ailleurs, elle parle de son travail avec une certaine réserve et rejette radicalement toute rhétorique.

« La vérité, c’est que l’étincelle créatrice jaillit sans que je la force, dans un environnement proche et social, dans mes expériences personnelles, dans la vie quotidienne, dans ce que je sais et ce que j’ignore, dans ce qui me fait mal et ce qui me rend heureuse. L’œuvre ne m’appartient plus et cela m’émerveille, car elle s’appartient à elle-même. Je n’ai été qu’un instrument, peut-être une ombre, de la mémoire collective. Toute tentative d’explication est anecdotique, et la plus grande anecdote serait de la raconter ou de l’écrire moi-même. L’art est autre chose ; c’est là sa gloire, dans un monde de plus en plus rempli de pactes, de normes, de méthodes, de bureaucraties, de vérités, de raisons… et de leurs contraires. »