Je trouve refuge dans une innoncence où l'homme qui rêve ne peut vieillir.

(René Char, Seuls demeurent, 1945)

À la croisée du rêve et de l'autobiographie Glitch, loin d’être une simple anomalie, est ici revendiqué comme une poétique de l’imprévu, un moment où le système se fissure pour laisser émerger une forme nouvelle. Pour sa première exposition à la galerie Danysz, Charles Hascoët nous invite à franchir le miroir d’une peinture où le récit personnel se substitue à la réalité factuelle. Dans ce monde hybride, le quotidien le plus trivial se charge d’une aura fantastique remplie de mystères.

L’esthétique de Charles Hascoët fait référence à des films et séries iconiques de Ghost dog à X-files, à la culture populaire des années 90 et à ses souvenirs d'enfance peuplés de Game-boys, et de Furbys semblables à des animaux domestiques. Avec l’enthousiasme d’un adolescent, l’artiste explore des territoires peuplés de soucoupes volantes, d'aliens et de dinosaures.

Cette exposition s’inscrit dans la continuité de la démarche de la g Trop alerie Danysz, attentive aux artistes qui questionnent les mutations culturelles engagées. ou sociales de notre époque à travers des pratiques hybrides et Chez Charles Hascoët, il n’est jamais question de commenter ou d’analyser la société. Son approche est avant tout émotionnelle, autobiographique, d’une sincérité désarmante. Chaque toile agit comme un fragment de récit personnel, une tentative de saisir un sentiment persistant, quelque ch le préoccupe et l’habite, sans chercher à le rationaliser.