Septembre 2010. Nous sommes perdus dans un hameau isolé, en plein cœur des Hautes-Alpes. Une fillette de trois ans et demi disparaît. Sans laisser la moindre trace. Tout le village la recherche. Et plus les battues se suivent, sans résultat, plus le désespoir envahit ses proches. Très vite, l’enquête dépasse l’horrible fait divers. Car des corps sont exhumés et l’on découvre des secrets de famille enfouis depuis des générations. Cachés depuis trop longtemps.

Entre manipulations et crimes passés, à mesure que la vérité remonte à la surface, c’est tout un clan et son village qui vacillent.

L’auteur nous entraîne dans une spirale de suspicion, de colère et de chaos. Et toute la montagne s’effondre. Il signe ici un roman noir traversé par la montagne. Une tragédie contemporaine où la maternité devient résistance. Et le silence, puissance. Une critique sociale aussi, avec un regard dans notre miroir qui touchera les amateurs de romans noirs et les passionnés de récits psychologiques. Et qui évoquera à certains deux « affaires » de meurtre et de disparition qui se sont déroulées dans les Alpes, l’affaire Dominici en 1952 et celle du « petit Émile » en 2023.

Le Silence des louves est un thriller noir et viscéral qui emporte le lecteur au fin fond d’un secret inviolable. Où règnent en maîtres absolus le mensonge, les traditions dévoyées et la domination patriarcale. Ce que certains s’acharnent à préserver au nom de l’ordre familial révèle peu à peu une violence enfouie depuis des générations.

La rumeur enfle. Les médias s’emparent de l’affaire. Et la justice vacille face à la pression populaire. Venue renforcer l’équipe chargée de l’enquête, Ana Boyer affronte cette fois bien plus qu’un crime : elle glisse malencontreusement ses doigts dans l’engrenage d’un système verrouillé et vérolé par le silence.

Bruno Carpentier est un auteur français né en 1963 dans la province du Hainaut, à Saint-Vaast (Belgique). En 1971, il débarque tout seul, en Provence. Après une carrière militaire dans l’infanterie à la Légion étrangère, il se retire dans un village accroché à une colline, non loin de Marseille, et se consacre à l'écriture de romans policiers.

En 1997, il publie le recueil Les Dragons de Velika. Et en 2002, Détachement Iskoutir.

De 2002 à 2007, l'auteur se consacre à l'étude du corps des Zouaves (histoire militaire), écrit La Légende des Zouaves, et publie une série de sept monographies d'histoire régionale sur le Hainaut, les Ardennes et la Provence. Il a été rédacteur en chef du magazine Képi Blanc, de 2004 à 2007. Conférencier, il anime des rencontres autour du patrimoine historique français.

En 2013 paraissent trois romans policiers : La Benoîte-Affique (Mons), L'écorcheur de Cadolive (Marseille) et Le Boucher de Malemort (Brive-la-Gaillarde). Ces trois intrigues sont regroupées dans le premier opus de la collection Crimes de pays (série 1).

En 2020 paraît La Crypte de Saint-Maximin (Sélection 2021 du Prix de l'Évêché - Polars du Sud), le quatrième opus de la collection de romans policiers Crimes de Pays. Cette fiction repose sur une double quête : la recherche de l'auteur du meurtre d'une inconnue, Janette Mouriès, et l'interrogation sur la venue (ou pas) de sainte Marie-Madeleine en Provence (an 44, Saintes-Maries-de-la-Mer).

En janvier 2023, Bruno Carpentier rejoint en qualité d'auteur l'équipe des Éditions Melmac à Marseille. La Source bleue paraît le 24 août 2023.

Bruno Carpentier participe régulièrement à des salons littéraires. En 2021, il parraine les Rencontres du Baou à Cadolive (13). En octobre 2022, il parraine la vingt-huitième Journée des écrivains de Provence (Trets, 13), et, en mai 2023, il devient le parrain sine anno du Salon des écrivains du Pays d'Aubagne (13), événement promouvant la création littéraire des territoires. En octobre 2025, il parraine le Salon du livre de La Bouilladisse.

Le romancier est également analyste comportemental à la Section de Recherches de Marseille. L’auteur des enquêtes d’Ana Boyer nous ouvre ainsi les portes d’un univers tendu, ancré dans le réel, où la rigueur procédurale nourrit la noirceur des hommes. Avec Le silence des louves, préquel situé dans un hameau isolé des Hautes-Alpes, il explore les origines de son héroïne et confirme sa voix singulière au sein du monde du polar.

Bruno Carpentier, auteur notamment du roman Arma Christi qui dénonce le trafic d’organes et notre mépris pour les migrants, nous livre ici un roman tendu et profondément humain. Le réalisme clinique de l’enquête se conjugue à la langue poétique de l’auteur, parfois lyrique, mais toujours maîtrisée. Entre roman noir, tragédie antique et fable contemporaine, Le silence des louves impose une voix singulière à la fois dure et généreuse. Son personnage récurrent, l’officier de gendarmerie Ana Boyer, nous montre ses failles mais jamais ses faiblesses. Elle dégage une force contenue, une humanité à vif, aiguisée par sa sensibilité.

Ne pas lire Le silence des louves, c’est un peu comme ne pas lire, se boucher les oreilles pour ne pas écouter, ni regarder les infos. Vous ne saurez rien du métier difficile et des dernières techniques de recherche des gendarmes. Vous passerez à côté du monde cruel qu’Ana Boyer combat, jour et nuit. Une enquête si réaliste car tellement documentée. Mais si c’est votre choix, vous ne pourrez pas me reprocher de ne pas vous avoir avertis. Faites juste attention si vous laissez votre enfant seul. Même un bref instant.