Créée en 2016 à l’initiative du ministère de l’Éducation nationale, la Semaine des langues est un événement incontournable. Elle a vocation à mettre en lumière la diversité linguistique et culturelle dans les écoles et les établissements. Elle constitue un temps fort afin d’encourager la pratique des langues vivantes étrangères et régionales et leur valorisation au sein de la communauté éducative.
La 11e édition de la Semaine des langues se tiendra du 23 au 28 mars 2026 sur tout le territoire. L’ouverture internationale, l’engagement et les échanges mobilisent l’espace éducatif sur les temps scolaires et périscolaires. Des communications sont effectuées autour de réalisations concrètes qui sont l’aboutissement du travail conjoint des acteurs, dans toute leur diversité. Une thématique annuelle, proposée à l’échelle nationale, invite l’ensemble des participants à varier les approches et les focales.
Les langues pour comprendre le monde
Cette thématique invite à célébrer les langues de manière ludique ainsi qu’à mobiliser les équipes pédagogiques et les élèves à travers des projets d’envergure. De nombreux domaines s’entremêlent, tels que le plurilinguisme, la mobilité, l’éducation à la citoyenneté, aux médias et à l’information, les sciences et les innovations.
La dimension linguistique (lire, écrire, parler) de l’événement est renforcée pour soutenir la progression de tous les élèves dans la maîtrise des langues. Les projets linguistiques et culturels peuvent prendre différentes formes (manifestations sportives, défis ludiques, rencontres interculturelles, projets scientifiques, créations artistiques, passerelles avec d’autres disciplines).
Les leviers de la réussite
Fédérer la communauté éducative
La Semaine des langues est l’occasion de fédérer la communauté éducative autour d’enjeux linguistiques et culturels forts. Elle met en lumière les similarités et les différences entre les langues étudiées (mots apparentés, grammaire, phonétique). En outre, elle insiste sur les compétences transférables entre celles-ci, telles que la compréhension de structures syntaxiques ou le décryptage de nouveaux mots. Les projets mis en œuvre nécessitent des outils et une communication adaptée.
Structurer la communication
La communication pour une Semaine des langues réussie est structurée en trois étapes : avant, pendant et après l’évènement. En amont, un comité de pilotage académique, départemental ou interne à l’établissement scolaire diffuse les informations relatives à l’organisation (calendrier, thématique annuelle, modalités de restitution et de valorisation). Pour ce faire, la lettre d’information académique ou départementale et les sites pédagogiques disciplinaires constituent des relais incontournables.
S’appuyer sur les différents acteurs
Des réunions préparatoires organisées avec l’appui des personnels d’encadrement permettent de créer un projet inter-degrés concerté. La configuration en réseaux ou en bassins académiques facilite les échanges entre les écoles et les établissements du second degré. Le comité de pilotage peut s’appuyer sur des schémas établis afin de communiquer sur la Semaine des langues à l’endroit des personnels d’éducation, des élèves et des parents.
Le conseil école-collège et les liaisons inter-cycles offrent la possibilité de rendez-vous incontournables afin de réfléchir conjointement à des actions inter-langues et interdisciplinaires. Les intitulés des Semaines des langues sont assez vastes pour embrasser les projets en cours, qui se déclinent sur une période donnée. La planification des temps de rencontres ou d’échanges permet de créer une ou plusieurs actions dans des espaces divers. Une réunion de lancement fixe les objectifs, les thématiques et les rôles des différents degrés, ainsi que les contacts à établir avec des partenaires externes.
Créer des liens interdisciplinaires
De l’école primaire au lycée, les personnels d’éducation intègrent les disciplines non linguistiques dans des actions collectives dont les déclinaisons peuvent être artistiques, sportives, citoyennes. Ces initiatives plurilingues peuvent prendre la forme d’une olympiade, d’une action éco-responsable ou d’un tour du monde virtuel. Citons également des activités telles qu’une étude sur les langues parlées dans une région donnée, une organisation de jeux, de danses d’origine culturelle ou une exploration des termes scientifiques.
Au collège ou au lycée, un comité de pilotage supervise une équipe composée d’enseignants volontaires en langues, histoire et arts. Ladite équipe coordonne les activités et fixe un thème fédérateur en cohérence avec la thématique nationale de la Semaine.
Valoriser les dispositifs d’inclusion
Le principe d’inclusion des élèves dans les classes ordinaires vise à favoriser l’émergence d’actions communes tout au long de l’année. Les trois piliers de l’inclusion sont l’accessibilité universelle à l’éducation, la personnalisation de l’enseignement et la collaboration étroite entre tous les acteurs.
Une structure scolaire réunit des élèves aux parcours divers. La Semaine des langues se veut commune à tous et structurante. La thématique choisie nationalement peut ainsi donner lieu à des projets mis en œuvre localement et associant les élèves des enseignements généraux et technologiques.
L’événement est pensé comme un point de rencontre, au-delà des diversités de profils et de parcours. Les élèves allophones apportent une richesse unique grâce à leur singularité et à leurs spécificités. Aussi sont-ils invités à devenir des ambassadeurs auprès de leurs camarades. Ils enseignent quelques mots ou expressions dans leur langue maternelle et contribuent à l’organisation d’ateliers où ils présentent des aspects de leur culture d’origine (chants, contes, recettes, traditions).















