Le recours généralisé à la violence entraîne l'instabilité. La société considère les autorités civiles comme incompétentes, car elles sont incapables (ou peu disposées) à mettre fin à la violence et à résoudre le problème. Lorsque les organisations criminelles atteignent une taille considérable, elles peuvent créer des armées privées afin d'étendre leur pouvoir. Les groupes criminels sont difficiles à démanteler ou à paralyser, car ils surpassent largement le pouvoir de l'État.
(S. FAGERNES, NO).

Confronté à une série de fusillades quasi quotidiennes à Bruxelles, le procureur du Roi déclarait récemment :

On ne va pas résoudre 20 à 30 ans de laxisme en l’espace de six mois1.

Un dimanche d'avril 2006, 80.000 personnes défilaient dans les rues de Bruxelles suite à l'enterrement d'un jeune homme de dix sept ans, J.VH poignardé en plein jour par deux jeunes de passage dans la gare Centrale qui tentaient de lui voler son MP3. 2025, dans les rues de nos capitales européennes, les blessés à l’arme blanche se comptent à présent par dizaines. Ceux qui manient le couteau sont de plus en plus jeunes, comme le sont ceux qui déchargent les cargaisons de cocaine qui débarquent dans le port d’Anvers2.

Face à ce que certains avaient comparé à une nouvelle Marche Blanche, un seul jour avait alors suffi aux services de police pour arrêter un complice, un jeune polonais de seize ans résidant illégalement en Belgique avec ses parents.

Quant au meurtrier, il s’était enfui en Pologne: suivant la tactique éprouvée des « bandes itinérantes » d'Europe de l'Est, qui, après avoir écumé les quartiers, se réfugient dans leur pays d'origine pour échapper aux poursuites.

On sait à présent -on le savait aussi, il y a trente ans, mais qui avait la charge des poursuites ne voulait pas le savoir-, que ces dernières ne sont que la main d'oeuvre à bon marché de puissantes organisations criminelles. Xavier Raufer, Professeur de criminologie à l'Université de la Sorbonne (Paris II) attirait dès alors l'attention des dirigeants de l'Union Européenne :

Moins médiatique et spectaculaire que le terrorisme, le crime organisé est plus meurtrier et bien plus dangereux (…). Seule une société criminelle stable (gang, cartel ou clan mafieux au sein duquel les individus changent) peut controler au long cours un flux illicite (migrants, stupéfiants) ... Seule une société criminelle stable peut garantir un marché illicite3.

Quel lien avec le meurtre d'une victime innocente au détour d'une gare? L'auteur qui s'était enfui était-il un polonais en vacances, comme l'évoqua la presse dans un premier temps? Ou un jeune voleur de ces bandes itinérantes obéissant à des maìtres restés au pays? Avait-il perdu la tète dans l’instant, ou cherchait-il à leur démontrer sa capacité d'user de la violence pour grimper plus rapidement dans la hiérarchie criminelle4? Ou encore, était-il un jeune meurtrier sur commande chargé d'émouvoir l'opinion publique pour attiser le vote en faveur des partis d'extrême-droite5?

On saura plus tard que le jeune complice de l'auteur, mineur qui sera arrêté, résidait illégalement sur le territoire national et n'aurait donc pas dù se trouver dans cette gare de Bruxelles. Si personne ne l'y avait amené, si personne n’avait créé les conditions pour qu’il puisse y entrer, cela l'aurait protégé de se voir impliqué dans ce meurtre.

A l’époque, il s’agissait d'un acte d'une violence inhabituelle pour notre société qui dès lors s'en est émue. Depuis lors, les agressions à l’arme blanche de jeunes déracinés font presque quotidiennement la une de l’actualité. Elles y nourrissent les peurs, y accentuent le sentiment d'insécurité et le rejet de l'action des instances publiques dans leur ensemble.

Seules les organisations criminelles, à but économique, politique ou l’un et l’autre simultanément, sont capables d'alimenter l'insécurité. Force est de constater que ce sont les partis d'extrême-droite qui tirent profit d’une telle situation.

C'est donc l'occasion de tourner le regard vers les origines de l'immigration illégale au coeur de l’Europe. Elle se développa dans la première moitié des années 1990, au moment où des trafics de visas avaient lieu à l'ambassade de Belgique à Varsovie. Un ambassadeur fut alors rappelé de ses fonctions, anticipativement. Malgré des informations faisant état de ses contacts avec le milieu du trafic d'armes et d'êtres humains, personne ne l'empêcha de poursuivre tranquillement sa carrière. Aucune instruction judiciaire ne fut ouverte, pas mème lorsqu'il apparut que cet ambassadeur était en contact avec l'ambassadeur à Sofia6, et que des trafics de visas avaient lieu dans plusieurs ambassades européennes dont bénéficiaient des membres de la criminalité organisée de l’Est et de l’Ouest.

Dix ans plus tard, un jeune polonais obligé de vivre dans l'illégalité, s’est donc retrouvé mêlé à un meurtre gratuit. Qu’avait-il pu apprendre du respect de la légalité, lui dont les parents vivaient dans l'illégalité? Depuis combien de temps étaient-ils arrivés en Belgique ? Par quelles voies ? Furent-ils de ceux qui avaient bénéficié des visas illégaux d’une ambassade ? De ceux qui, partis pour chercher un sort meilleur, étaient ensuite tombés sous la coupe des trafiquants qui organisent ces filières et exploitent successivement, par chantage, leurs victimes apeurées de se voir dénoncées ? Ou étaient-ils arrivés avec la seconde vague, par ces filières de travailleurs pseudo-légaux7 employés par les mêmes sociétés et leurs nombreuses filiales créées à la même fin, sociétés précédemment déjà bénéficiaires des trafics de visas.

L’histoire ne le dit pas, parce que si les travailleurs clandestins gardent soigneusement le silence sur leurs conditions réelles de travail dès leur arrivée en Europe (des conditions certes meilleures que celles qu'ils trouvaient à l’époque chez eux), les instances judiciaires aussi se sont bien gardées de remonter la filière. Après la suppression des visas dans la seconde moitié des années 1990, ces filières, qui sans forcément violer la loi en détournent l’esprit par d’innombrables artifices8, se sont développées en s’appuyant sur les réseaux criminels installés en Europe de l’Ouest dès la chute du Mur de Berlin. Depuis lors, elles se sont profondément implantées grâce à l'impunité durable de ceux qui dans un premier temps en facilitèrent l’installation et depuis lors la garantissent.

Parce que les réseaux criminels qui gèrent la circulation des personnes dans des conditions illégales ont reçu, de fonctionnaires « complaisants », plus de dix ans pour s'organiser et se camoufler dans notre société, abusant au passage des procédures de régularisation, de naturalisation9 et même ... de changement de nom. Le tout au nez et à la barbe des services de sécurité actifs dans l’Espace Schengen.

C’est ainsi qu’en 2017, le patron d’une société de transport basée à Herstal a été arrêté10 pour avoir employé des centaines de travailleurs, pour un coût estimé à 55 millions d’euros11 détournés de la sécurité sociale (et bien davantage selon les syndicats). Personne n’insista vraiment sur le fait que le procédé fonctionnait déjà en 1996 depuis la Pologne. Sa flotte de camions, d’abord séquestrée12, ... fur rapidement libérée13. Un changement de loi piloté par un futur commissaire européen lui permettra de verser une obole au regard des gains illicites engrangés pour retourner tranquillement faire la concurrence, dès lors déloyale, dans son secteur14.

La piste bulgaro-polonaise n'a jamais fait l'objet d'une instruction judiciaire conjointe. Quant au juge d’instruction saisi des menaces et violences commises par de hauts fonctionnaires du Ministère des Affaires Étrangères contre un témoin des faits criminels15 en cause, aucun enquêteur n’acceptait d’exécuter les actes d’instruction qu’il demandait. Il sera successivement illégalement dessaisi sur ordre du Parquet Fédéral qui sembla tout soudain bien pressé de mettre la clé de ces dossiers sous le paillasson.

Pour protéger les citoyens européens, il faut être cohérent et crédible

Un travailleur clandestin depuis treize ans dans un État de l’Union Européenne attirait récemment l'attention sur le caractère insensé et inhumain d'une expulsion après une demi vie passée en Europe16. La première réflexion qui vient à l'esprit est de se demander comment un État de Droit laisse une personne résider dans l'illégalité pendant treize ans sans être inquiétée par les services d'immigration. Une telle longévité ne peut s'expliquer sans collusions.

On accorderait volontiers à un travailleur clandestin depuis treize ans, intégré dans la société, la nationalité. Mais on attendrait aussi de lui qu'il dénonce d'abord ceux qui lui ont donné l'accès illégal au territoire. Des lois existent qui protègent contre les représailles de la criminalité organisée les victimes de la traite des êtres humains qui dénoncent ceux qui les exploitent (ou les ont exploités), ainsi que les témoins. C'est là le seul moyen de concilier les valeurs d'humanité qui qualifient une société démocratique, et celles de sécurité auxquelles les citoyens ont droit.

Le problème, c’est que ces lois ne sont pas appliquées. Elles sont de surcroit parfois détournées par des membres d’organisations criminelles infiltrées dans la police qui les utilisent pour obtenir de fausses dénonciations contre leurs concurrents criminels !

Un État de droit devrait exiger des clandestins qui demandent la régularisation qu'ils utilisent ces dispositions légales existantes pour prétendre à ce qui, dès lors, deviendrait leur droit. Ceci implique il va de soi que l’État se démontre préalablement crédible dans ce qu'il demande, et ce qu'il offre en échange. Ibrahim, clandestin kurde qui, n'en pouvant plus de se faire escroquer, avait déposé plainte au Parquet de Bruxelles, racontait toutefois que :

six mois plus tard, l'affaire n'est toujours pas mise à l'instruction … Les trois protagonistes, Ali, Lehmed et Deniz, sont bien connus de la communauté turque, mais aussi des services judiciaires. Le premier vit à Bruxelles. Il a trempé dans plusieurs trafics de faux passeports17.

Lorsque les journalistes interrogeront les « illégaux réfugiés dans les églises18 » pour savoir grâce à qui et comment ils sont arrivés, ils se heurteront à un mur de silence. Parce que les clandestins ont peur de dénoncer leurs exploiteurs, puisqu'ils constatent qu'il n'y a personne pour les protéger contre ces réseaux qui les ont menés dans la clandestinité.

À ce jour, les réseaux criminels transnationaux partent en effet presque toujours du coeur des institutions19 pour mener leurs victimes jusque dans nos rues : parce que « seule une entité criminelle puissante, donc respectée, peut garantir un trafic illégal », et que pour être puissant en marge de la loi, il faut être protégé. Les victimes de trafics et de la traite des êtres humains se taisent donc, comme se taisent les fonctionnaires témoins de ces faits : parce que « personne ne les croira », parce que les instances judiciaires omettent d'enquêter loyalement sur leurs témoignages, et qu'ils savent dès lors qu'il n'y aura personne pour les protéger contre les représailles.

Pour être efficace contre l'insécurité,
Poursuivre les responsables qui négligent la sécurité,
Et celles qui tolèrent ou favorisent l'insécurité.

Ce n'est pas l'enfant complice d'un assassin qui est coupable, et ses parents le seraient-ils pour s'ètre tus, ce n'est pas en les condamnant qu'on résoudra le problème. Ni en imputant la faute à « on », à « ceux qui » échouent dans leur tâche de maintenir la sécurité dans le pays. Car « on », ce sera toujours l'autre, et jamais celui qui saura comment prétendre qu'il ne savait rien, qu'il n'a rien vu, qu'il ne pouvait rien faire, protégeant ainsi, objectivement et impunément, le coeur opérationnel des organisations criminelles implantées dans nos institutions.

« On » sert les criminels, car les criminels savent s'y camoufler. « On » sert aussi l'extrême droite, lorsque Ies citoyens ne peuvent imputer la faute à des personnes identifiées, mais doivent se contenter de faire porter la faute sur « on », ceux là mème qui, dans les institutions démocratiques, devraient légitimement les protéger contre les agressions.

Après les assassinats des fillettes en 1996 qui s'inscrivaient déjà dans ce contexte de traite des êtres humains avec les pays de l'Est (volet qui devait encore être investigué dans le cadre de la fantomatique « instruction bis »), après celui de ce jeune homme assassin sous les yeux de tous dans une gare de Bruxelles, il est normal, et sain, que la population réagisse : contre la violence, contre l'insécurité, contre les autorités publiques qui échouent.

La sécurité ne progressera pas en se contentant d'attirer l'attention sur la main d'oeuvre des organisations criminelles. Ni sur « on » qui échoue à en arrêter les exécutants et à les faire condamner. Car il va de soi que ce n'est pas un crime, si odieux soit-il, qui met fondamentalement en cause le bon fonctionnement des institutions. C'est, par contre, la tolérance, la négligence, les complicités passives ou actives au sein de celles-ci, qui rongent la vie en société. Par l'insécurité, et la méfiance qu'elle produit, par l'intolérance et les extrémismes qui détruisent nos démocraties.

Si les citoyens veulent obtenir des résultats dans leur quête de justice et de sécurité, il est important qu'ils se fassent entendre lorsqu'ils sont confrontés à des victimes innocentes qui les émeuvent et révèlent l'impuissance de nos institutions. Ce qui n’implique pas, il va de soi, le droit d’aggraver par de telles actions l’insécurité sur les places et dans les rues, actions qui discréditent, et dès lors neutralisent, l’effet auquel elles prétendent de surcroit.

Il est toutefois encore davantage nécessaire de réagir lorsque des membres des institutions publiques, identifiés, démontrent par leurs actes et surtout par leurs omissions, face à des réseaux criminels (moins visibles, mais plus dangereux), qu'ils usent d'artifices pour éviter d'exercer leurs fonctions. Parce que les véritables responsables de l'insécurité sont ceux qui, dans les institutions, protègent les membres d’organisations criminelles : parce qu'ils ne veulent pas voir, parce qu'ils ne veulent pas savoir, parce qu'ils trahissent les fonctions que la société leur a déléguées.

Le procureur du Roi de Bruxelles a donc raison. C’est effectivement depuis trente ans que le crime organisé est protégé à Bruxelles. En s’attaquant à présent aux trafiquants de drogue20, la résistance semble donc s’organiser également au coeur de l’Europe. Elle ne produira de résultats que lorsqu’il sera mis fin aux activités de ceux qui en recyclent les profits, et de leurs protecteurs qui depuis trente ans tissent leur toile dans nos démocraties.

Le monde est dangereux à vivre non seulement à cause de ceux qui font le mal, mais surtout à cause de ceux qui regardent et laissent faire21.

Notes

1 Julien Moinil : "Vingt à trente ans de laxisme ne seront pas résolus en six mois", 12/08/2025.
2 Les organisations criminelles recourent à de la main d 'oeuvre de plus en plus jeune, non seulement parce que plus conditionnable, mais pour bénéficier des législations sur la protection des mineurs délinquants en vigueur dans les États occidentaux.
3 Raufer Xavier, « Lutte contre le crime organisé: le parent pauvre de l'Union Européenne», Fondation Robert Schumann, Paris, avril 2006.
4 La capacité de tuer est un préalable pour monter en grade dans la hiérarchie criminelle.
5 Un tel scénario, le plus improbable dans le cas présent, n'est cependant pas à exclure en théorie, non certes à l'instigation de membres de nos partis d'extrême-droite, mais à celle d'organisations criminelles qui ne trouvent aucun avantage dans un système démocratique transparent où les pouvoirs sont partagés et contrebalancés, estimant dès lors plus rentable de pouvoir « s'arranger » avec quelques dirigeants tout puissants, plutôt que de devoir agir au vu et au su de tous.
6 Pour mémoire, pendant les guerres de Yougoslavie, les réseaux de traite des êtres humains en provenance de Bulgarie suivaient principalement la route de l'Europe du Nord, via la Pologne.
7 Dans au moins un pays de l'Union Européenne, les arrestations de ressortissants d'un des pays pour lesquels les visas ont été supprimés ont doublé suite à cette suppression et, depuis lors, le sentiment d'insécurité n’y a fait que progresser.
8 Tantôt agissant à la marge de la légalité, généralement par exploitation abusive des disparités ou interprétations législatives, tantôt couvrant les activités illégales d’un voile de légalité.
9 Lors du procès à Anvers pour naturalisations frauduleuses (2005), seuls 17 des plus de 100 inculpés étaient présents. Tous les autres, dont les chefs du réseau, étaient en fuite et “n'avaient pu être retrouvés”.
10 Roland Jost reste en prison, 12/05/2017.
11 Fraude sociale et trafic d'êtres humains: Roland Jost à nouveau interpellé, puis libéré sous conditions, 20/12/2017.
12 La justice veut saisir 350 camions du groupe Jost, qui dénonce une "tentative de déstabilisation" de la part du parquet, 19/02/2019.
Saisie des 346 camions de Jost : la Chambre des mises en accusation a tranché, 26/03/2019.
13 Levée de la saisie qui visait des camions du groupe Jost, 04/04/2019.
14 Fraude sociale et traite d’êtres humains : une transaction pénale de 30 millions d’euros "qui pose question" entre Jost et le parquet fédéral, 21/10/2025.
15 Le faux en écriture commis par un fonctionnaire est un crime, a fortiori s'il est commis dans la durée, de manière coordonnée et au bénéfice de membres de la criminalité organisée.
16 Comme le fit à nouveau ces dernières semaines l’avocat d’un jeune arménien arrivé à 6 ans en Belgique, à présent expulsé vers son pays d’origine alors qu’il n’étudia jamais dans une autre langue que le francais Sofia n’en pouvait plus. C’est pour cela qu’elle est venue en Belgique, 28/09/2025.
17 « Ibrahim, clandestin floué, n'en peut plus de se faire escroquer, il a déboursé 2.750 euro à une bande d'escrocs qui le menacent de mort », Le Soir, 2/11/05.
18 Le rapport d'activité 2004 de la Direction Générale Office des Etrangers du Ministère belge de l'Intérieur identifie encore, en 2004, une filière de faux visas à l'ambassade de Belgique à Luanda grâce à l'utilisation d'invitations fausses ou falsifiées de sociétés établies en Belgique, procédé déjà utilisé dans les ambassades dans plusieurs pays de l'Est pendant les années 90, trafics pour lesquels aucun responsable n'a jamais été condamné.
19 Un employé de l'ambassade de Belgique à Kiev a été condamné (30/12/05) pour un trafic portant sur des centaines de visas illégaux. Ce ne sont toutefois pas les « employés », mais leurs supérieurs hiérarchiques qui autorisent les visas. Voir aussi l'enquête judiciaire « Girasole » menée à Pérouse (ltalìe), qui a cherché à remonter toute la filière pour arriver aux portes de plusieurs ambassades de L'UE à Kiev.
20 Réseaux alimentés en communication par le système SKY ECC, qui décrypté a permis de mettre au jour nombre d’organisations criminelles qui s'approvisionnent dans le port d’Anvers.
21 D'après Einstein.