Voici presque trente ans, Pierre Alechinsky réalisait, à l’atelier de Frank Bordas à Paris, une grande lithographie, Ne fêter ni l’an ni la vitesse. On y observe une composition classique de l’artiste : une image centrale, paysage marin imaginaire fort animé, entourée sur toutes ses marges d’images plus petites, que l’artiste aime à nommer « remarques marginales ».
Du papier blanc, de l’encre noire, et un cachet rouge pour faire chanter ce noir comme on sait le faire en Extrême-Orient. Cette lithographie est le point d’ancrage d’un ensemble d’estampes réuni, ce début d’année 2025, en écho de la superbe exposition « Pinceau Voyageur » qui se tient jusqu’au 16 mars à Bruxelles, Villa Empain, à l’initiative de la Fondation Boghossian. Comme l’écrit Catherine de Braekeleer dans sa préface au catalogue de cette exposition : « Hier déjà, aujourd’hui encore, Alechinsky aux aguets nous sort des images racontant son monde passé et présent issu d’un pinceau en situation de rêverie. »
Pierre Alechinsky est né en 1927 à Bruxelles. Après des études à l’école de La Cambre, il rencontre Christian Dotremont et rejoint dès 1949 le vivifiant groupe CoBrA. Il développe alors un corpus d’œuvres, peintures et gravures, qui l’amène à exposer internationalement. Son travail est présent dans des musées du monde entier. Il a reçu en 2018 le prestigieux Praemium Imperiale au Japon.
















![Fazil Mousavi, نزاکتہایی کہسار [The delicate subtleties of the mountains], 2026. Avec l'aimable autorisation de la Galerie Eric Mouchet](http://media.meer.com/attachments/38e07ca47a71dc548939d50cf242e62c18c05c5c/store/fill/330/330/e0e5182ea7b2672fc60a97d6261539b7cbc4320d87266b5303e5700b6d4c/Fazil-Mousavi-nzkhthyy-khhsr-The-delicate-subtleties-of-the-mountains-2026-Avec-laimable.jpg)