Une exposition collective organisée avec Matthew Pang, Moritz Smid et toto.
L’exposition réunit une génération d’artistes qui ont émergé au sein d’espaces indépendants et autogérés par des artistes, de Melbourne à Londres, New York, Francfort et Vienne. Leurs œuvres dialoguent avec deux références historiques : une photographie de la série datée de 1979; Untitled film still de Cindy Sherman et l’une des sculptures de Mike Kelley de la série Kandor.
Vers 1980, ces deux artistes ont commencé à créer des œuvres à partir des images qui les en touraient : celles du cinéma, de la télévision et de la publicité. Les artistes réunis ici ont eux grandi dans un univers saturé d’images, diffusées sur des écrans qui, eux aussi, les regardent en retour. Le titre propose une réponse à ce que cela implique : aujourd’hui, être vu, c’est être jugé par tout le monde et par personne en particulier.
L’expression fût formulée pour la première fois à Paris. Reçu à l’Académie française en 1775, Malesherbes annonçait l’émergence d’un tribunal indépendant de tout pouvoir : l’opinion pu blique, devant laquelle le gouvernement comme l’opposition devaient désormais plaider leur cause. L’expression anglaise "court of public opinion" est attestée dès 1794 ; Bentham en a f ait une institution dont l’arme est la publicité et l’ennemi, le secret. Au XXe siècle, elle est de venue une expression employée par les accusés pour se défendre. Aujourd’hui, elle constitu e la condition ordinaire de l’image : un tribunal sans juge, sans audience et sans possibilité d e recours.
Les œuvres présentées dans cette exposition ne commentent pas cette condition ; elles en s ont issues.
















