Pizandawatc / Celui qui écoute réunit un ensemble d’œuvres saisissantes réalisées par l’artiste franco-anishinaabe Caroline Monnet, révélant la force de son langage visuel et sa maitrise des matériaux.
Pizandawatc, qui signifie « celui qui écoute » en anishinaabemowin, renvoie au nom traditionnel de la famille maternelle de l’artiste, avant que les missionnaires oblats n’imposent de nouveaux patronymes aux Autochtones. Le titre rend ainsi hommage à l’arrière-grand-mère de l’artiste, Mani Pizandawatc, la première de sa famille à avoir vécu la fragmentation du territoire en réserves. À travers cette perspective profondément personnelle, l’exposition devient un acte de réappropriation culturelle, explorant la mémoire, le territoire et la résilience face à l’effacement historique.
Monnet explore dans son travail le temps, les récits oraux et la notion de territoire considéré comme vecteur de la mémoire. Elle transforme le son de l’anishinaabemowin en sculptures en bois stratifiées, en formes en bronze évoquant des fragments de bois patiné, et en œuvres textiles brodés qui associent matériaux industriels et phrases, le tout pour évoquer le pouvoir de connexion de la nature ainsi que la résilience des expressions culturelles autochtones. Ensemble, ces pièces créent une expérience d’une grande intensité, invitant le public à réfléchir à l’identité et le lien durable entre la langue, le territoire et la culture. Par cette exposition, le public sera témoin de l’art autochtone contemporain, une force vivante de revitalisation culturelle, aussi saisissante que profondément pertinente de nos jours.















