Compte d’hiver : au cœur du froid est une réflexion sur la grande influence qu’exerce l’hiver sur diverses cultures et modes d’expression artistiques.

Cette exposition, qui comprend plus de 150 œuvres du début du 19e siècle à aujourd’hui, rassemble des perspectives autochtones, allochtones et européennes sur le sujet.

Par le truchement d’objets, de tableaux, de sculptures et d’œuvres sur papier, Compte d’hiver invite à explorer les concepts de tradition, d’identité et de patrimoine et à découvrir la façon dont les artistes abordent les motifs hivernaux. Des biens autochtones historiques côtoient des créations récentes – dont celles de la graveuse inuit Pitseolak Ashoona et des artistes cris Duane Linklater et Kent Monkman –, mettant en lumière le savoir ancestral, les récits et la critique contemporaine. L’exposition établit ensuite des comparaisons entre des peintres du Canada comme Maurice Cullen et Clarence Gagnon et les impressionnistes français Claude Monet et Camille Pissarro, en insistant sur les démarches distinctes qu’ils adoptent pour reproduire les effets de la lumière sur la neige. Enfin, elle met au jour un langage visuel commun entre des artistes canadiens comme J.E.H. MacDonald et Lawren S. Harris et leurs homologues d’ici et de Scandinavie dans l’interprétation de la saison froide.

Intitulée d’après les chronologies graphiques utilisées par les Autochtones des Plaines, dont les Lakota, Compte d’hiver évoque les thèmes de la survie, de l’adaptation et des liens de parenté et présente l’hiver comme une force transformatrice qui façonne l’expérience humaine.